Dumping sur les chantiers: c'est maintenant aux autorités d'agir!

Si l'entreprise Alpen Peak a payé les 62 000 francs de rattrapage de salaire aux ouvriers polonais, la question de la sous-enchère salariale n'est de loin pas réglée. La balle est maintenant dans le camp des autorités qui doit réunir les différents acteurs.

L’entreprise Alpen Peak a désormais payé les 62 000 francs de salaires dus aux six ouvriers polonais qui s’étaient mis en grève fin août pour protester contre leur exploitation. L’ensemble de nos prétentions ont été réglées. Cette longue lutte a donc été une victoire totale pour les travailleurs.

Toutefois, Alpen Peak, alors qu’elle a sans le moindre scrupule violé la convention collective du second oeuvre et plusieurs lois, menace de procédures pénales les personnes qui ont soutenu les grévistes. Le chanteur Michel Bühler, président du Comité de soutien aux grévistes, en fait notamment partie.

Un plan d'action concret est attendu

Cependant, l’action d’Unia aura au moins eu le mérite de faire réagir les autorités cantonales et les instances de contrôle étatiques.

Une rencontre aura lieu avec le Conseiller d’Etat Jean-Nathanaël Karakash, les associations patronales, les commissions paritaires, Unia, les contrôleurs de chantiers, le président de la Commission tripartite, l’Office de contrôle et le service de la migration. Il s'agit de trouver le moyen d’améliorer les processus et les collaborations dans le but d’éviter de tels cas de dumping dans le canton, voire d’envisager des changements administratifs et législatifs. Unia en attend des résultats concrets !