Yendi : Unia tente d’aider les vendeuses dans le désarrois

Les employé-e-s de Yendi sont toujours dans le flou. Ni la faillite de Yendi, ni les licenciements n’est pas prononcés. La direction a toutefois demandé aux vendeuses de fermer les boutiques vendredi 28 avril à 14 heures. Unia Neuchâtel multiplie les séances avec les employé-e-s pour anticiper les démarches à accomplir et les soutenir moralement.

Les vendeuses ont reçu un courrier lapidaire de la responsable RH de Yendi qui leur demandait de fermer les boutiques vendredi à 14 heures, ainsi que la procédure à suivre, point par point : clés, caisse, etc.. Il y est encore précisé que la faillite n’est toujours pas déclarée. Pas un mot de soutien, ni la moindre trace d’empathie dans cette circulaire. Les licenciements n’ont pas non plus été prononcés. La décision du Juge sur la faillite tombera vendredi à 17 heures.

D’ici là, les employé-e-s sont donc dans le brouillard le plus total quant au paiement de leurs salaires d’avril. Car sans lettre de licenciement, la caisse de chômage ne peut entamer une procédure d’insolvabilité et payer les salaires. Unia déplore l’attitude inhumaine de Yendi qui laisse dans l’angoisse ses employé-e-s, dont certaines fidèles depuis 20 ans. Le syndicat, en multipliant les séances avec les employé-e-s, essaie de les aider au mieux dans les démarches administratives. Et surtout de les soutenir moralement dans ces moments très difficiles.  

Rappelons qu’Unia a exigé que toutes les recettes des ventes bénéficient en priorité aux salarié-e-s. Unia veut également des mesures d’accompagnement pour soutenir le personnel.