Le Centre médical La Fontaine laisse une ardoise de 250 000 francs

Unia a dénoncé aujourd’hui lors d’une action et d’une conférence de presse l’attitude scandaleuse de la directrice du Centre médical La Fontaine. Mme Batista a en effet mené grand train sur le dos de ses employé(e)s, tout en n’assumant aucune de ses responsabilités : salaires et assurances sociales impayés, gestion déplorable et mépris de ses engagements. Si la faillite devait être prononcée, ce serait à la collectivité de passer à la caisse.

En février déjà, suite aux plaintes de nombreux employé(e)s du Centre médical La Fontaine, Unia avait dénoncé toute une série d’abus et de manquements ainsi que l’attitude irresponsable de la directrice. Diverses mesures ont ensuite été prises pour tenter de sauver le centre médical et mieux encadrer la directrice. Celle-ci s’était notamment engagée par une reconnaissance de dettes envers tous ses employé(e)s à rembourser de manière échelonnée les salaires et les contributions aux assurances sociales impayées.

Salaires impayés mais voitures de luxe

Mais au lieu de se prendre en main et de faire face à ses responsabilités, Mme Batista a continué à vivre sur un grand train, à faire des vacances somptueuses et à rouler en voiture de luxe. Elle a en outre continué à jouer sans vergogne avec la confiance de ses employé(e)s en leur promettant des paiements qui n’arrivaient jamais. Jusqu’à l’annonce le 12 juin par un simple courrier que son avocat engagé pour redresser la situation ne la représentait plus. Elle a tout simplement fermö le centre. Elle laisse une ardoise de 250 000 francs de salaires et de cotisations sociales impayées qui seront largement à la charge des collectivités publiques, si la faillite devait se concrétiser.

Faillites répétées en toute impunité

Unia a dénoncé ce jeudi avec une action symbolique et une conférence de presse l’impunité avec laquelle on peut dans ce pays mener grand train sur le dos de la collectivité. L’Etat ne peut en effet empêcher ce genre de personne de créer de nouvelles entreprises et perpétuer de tels abus. Mme Batista s’est en effet lancée dans une nouvelle entreprise de nettoyage où les pratiques douteuses semblent se répéter. Unia exige notamment que l’Etat mette en place un système qui empêche les faillites à répétition et que les autorités cantonales réagissent plus vite quand les cotisations sociales ne sont pas versées et que des manquements aux normes d’hygiène sont constatés.

Quant aux anciens employé(e)s, ils exigent une reconnaissance de dette pour les salaires dus à ce jour, le versement des cotisations prélevées mais impayées aux assurances sociales et la remise du rapport du médecin cantonal attendu depuis quatre mois.