Yendi°: la priorité doit être donnée aux salarié-e-s

Les vendeuses et vendeurs neuchâtelois sont prêts à se battre.

Unia, qui a rencontré la direction de Yendi le 18 avril, a exigé que toutes les recettes des ventes bénéficient en priorité aux salarié-e-s. La société ne peut en effet plus payer les salaires d’avril, elle a demandé sa mise en faillite. Unia veut également des mesures d’accompagnement pour soutenir le personnel. A Neuchâtel, les employé(e)s se mobilisent avec Unia.

Unia a rencontré deux représentant-e-s de la direction de Yendi le 18 avril. Si les salaires et charges sociales ont été effectivement honorés jusqu’ici, la direction n’a pas été en mesure de garantir le paiement des salaires d’avril. Une audience de faillite est prévue avant la fin du mois pour sceller le sort de l’entreprise. Jean-Marc Nicolet, directeur général de Yendi, a affirmé que la Caisse de chômage prendrait en charge les salaires. Unia va suivre de près cette démarche et tout entreprendre pour que les salarié-e-s puissent compter sur un revenu à la fin du mois. Dans l’attente, Unia exige que toutes les recettes de l’exploitation des magasins du groupe Yendi soient affectées en priorité au paiement des salaires.

Mesures d’accompagnement demandées

Unia a demandé d’autres mesures de protection du personnel, notamment en faveur des apprenti-e-s et des femmes enceintes, ainsi que des mesures d’accompagnement pour faciliter l’avenir professionnel des salarié-e-s concerné-e-s (libération de l’obligation de travailler, possibilités de formation continue, fonds de soutien, etc…). A cet égard, tant l’actuelle que l’ancienne direction doivent assumer leur responsabilité sociale.

Les employé-e-s du canton se mobilisent

A Neuchâtel, où cinq filiales et une bonne vingtaine d’employé(e)s sont concernés, la mobilisation va bon train. Les employé(e)s sont déterminés à se battre avec Unia pour faire valoir leurs droits. Le syndicat, mandaté par une bonne partie des employé(e)s, les soutient activement dans toutes leurs démarches et les accompagne dans ces moments très difficiles à vivre.

Yendi, spécialisé dans la mode bon marché, compte une centaine de filiales en Suisse et environ 500 salarié-e-s.