Rencontre avec les députés de la gauche plurielle et critique de l’initiative UDC

Photo: Françoise Bellard, Flickr.com

L’Assemblée des délégué-e-s d’Unia a vivement critiqué hier soir l’initiative de l’UDC qui ne fait que stigmatiser les frontaliers, alors que les causes du chômage élevé dans le canton sont ailleurs. La solution passe par le renforcement des mesures d’accompagnement et les contrôles. Les délégué-e-s ont aussi appuyé les deux référendums CCT 21 et mené des échanges constructifs avec la vingtaine de députés du Grand Conseil qui ont répondu à l’invitation des travailleurs syndiqués pour discuter de leurs idées et attentes respectives pour la nouvelle législature à venir. Unia demande également la prolongation du droit à la RHT à 24 mois pour toutes les entreprises de l’Arc jurassien.

Alors que le canton avait refusé par 60,1% l’initiative nationale contre l’immigration de masse, l’UDC s’entête en lançant une initiative cantonale. Elle tente une fois de plus d’utiliser la situation économique difficile du canton pour stigmatiser les frontaliers. Mais cette stratégie opportuniste a récemment montré qu’elle avait ses limites. La sanction a été claire : l’UDC a perdu 11 sièges au Parlement aux dernières élections. Les délégué-e-s ont donc vivement critiqué la vision simpliste et fausse de l’UDC. La réalité du marché de l’emploi est bien plus complexe, comme le démontre d’ailleurs l’étude commanditée par le canton sur le chômage à Neuchâtel.

Protéger les salaires, pas les frontières

Il faut continuer à convaincre les entreprises de jouer le jeu en engageant des demandeurs d’emplois, comme cela se fait déjà avec le projet new deal du Département de l’économie. Au lieu de montrer les frontaliers du doigt, il faut plutôt renforcer la formation des chômeurs et les contrôles des salaires et augmenter le nombre de contrôleurs à l’Office de contrôle des conditions de travail. La solution passe par la protection des salaires, pas les frontières.

Prolonger le droit à la RHT à 24 mois

Les délégué-e-s ont encore demandé - du fait du chômage prononcé - à ce que la RHT puisse être prolongée à 24 mois de sorte que les emplois et le savoir-faire des entreprises soumises à des difficultés puissent être maintenus dans le canton.

Echanges avec la gauche plurielle et soutien aux référendums CCT Santé 21

Les délégué-e-s ont également pu discuter avec la vingtaine de député-e-s du Grand conseil qui ont répondu à l’invitation, une rencontre appelée à être renouvelée. Les idées et attentes respectives ont pu être échangées en vue de renforcer la défense des intérêts des travailleurs au sein du parlement cantonal. L’assemblée a enfin donné son chaleureux soutien aux référendums CCT Santé 21, les délégué-e-s ont estimé inacceptable que l’ensemble des personnes travaillant dans la santé ne bénéficient pas des mêmes conditions générales de travail. Ils invitent la population suisse et celle au bénéfice d’un permis C à signer ces deux référendums.