Unia a dénoncé les pratiques déplorables de ce haut lieu touristique

Unia a dénoncé un faux dans l’enregistrement des heures travaillées au restaurant le Soliat et des conditions de travail déplorables.

Aujourd’hui, le syndicat Unia complète la longue liste des doléances envers la gestion malveillante du patron du restaurant le Soliat, M. Maximilien Sandoz, en dénonçant notamment une comptabilité des heures à double et une obligation faite aux salarié-e-s de signer des fiches et des décomptes d’heures ne correspondant pas à la réalité du nombre d’heures travaillés. Ceux-ci ont été présentés à l’office de  contrôle de la Convention collective de l’hôtellerie et restauration. Ce faisant, il a trompé l’instance de contrôle ainsi que détourné la loi et la convention collective de travail. C’est l’exemple d’une pratique courante chez les employeurs à savoir d’obliger les collaborateurs à signer des décomptes d’heures à la baisse. Pour une fois, Unia possède la preuve de cette déplorable pratique et l’a dénoncée.

Symboliquement et afin de permettre à M. Sandoz de mettre en place  une gestion juste de son établissement, le Syndicat Unia lui a remis -servi sur un plateau d’argent -  un « kit du bon employeur » contenant des copies des différentes loi afférentes au travail, telles que la convention collective de travail de l’hôtellerie/restauration, le commentaire de la Convention collective, le Code des Obligations, la Loi sur le travail et ses ordonnances, un cahier vierge pour y inscrire les heures effectives travaillées par ses collaborateurs, ainsi que…. la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Pour rappel, Unia a dénoncé les conditions de travail déplorables dans ce restaurant :

  • De nombreuses journées de 16h de travail et non-respect des règles minimum de pauses, de jours de repos etc.
  • Des salarié-e-s engagés avec des contrats de travail agricole, mais qui font du service
  • Des travailleurs non déclarés aux institutions sociales.
  • Du personnel qui change tout le temps et qui craque devant l’irrespect du patron
  • Des licenciements sans aucun respect des délais de congé
  • Un patron qui menace et qui hurle sur ses salarié-e-s !

Unia exige que l’employeur assume ses responsabilités morales et juridiques et paie enfin les dizaines de milliers de francs dus à ses travailleurs. Unia veut que la gestion de ce restaurant soit dorénavant irréprochable. Il n’est pas acceptable que le Creux-du-Van, haut lieu touristique de Neuchâtel, soit gangrené par les agissements d’un mauvais employeur.

Au niveau fédéral, il y a de très fortes pressions parlementaires pour démanteler la loi sur le travail, allonger et flexibiliser le temps de travail maximum. Or, on constate qu’il y a actuellement déjà énormément d’abus dans la saisie du temps de travail et qu’il est dès lors exclu d’augmenter encore le temps de travail possible ou d’alléger la saisie du temps de travail.