Le président Aubert du comité de Capa’cité se prend pour le chef des enseignant.e.s et viole les droits démocratiques

Le syndicat Unia a fait la demande pour être intégré d’une manière ou d’une autre à Capa’cité, comme c’est le cas de la Chambre du commerce et de l’industrie, GastroNeuchâtel et beaucoup d’autres associations patronales, mais également d’associations corporatistes d’employés. Alors qu’aucun syndicat interprofessionnel n’en fait partie. Cela n’a pas été souhaité par le comité d’organisation malgré des démarches formelles entreprises par divers syndicats de l’USCN dont Unia.

Unia région Neuchâtel, qui défend également les conditions de travail des apprenti.e.s, a donc décidé de distribuer auprès des employés de demain un quiz concours à l’attention des élèves qui viennent en ville pour visiter Capa’Cité.

Ce quiz concours n’est pas distribué dans les villages, ni même à leurs sorties immédiates, mais en dehors des espaces d’expositions sur la voie publique, ce qui est un droit démocratique fondamental qui ne peut être contesté de personne.

 

Vendredi matin, Monsieur Aubert, président de Capa'cité, député PLR au Grand Conseil, membre de la direction de la Chambre du commerce et de l'industrie, a ordonné aux enseignant-e-s de se saisir des quiz des élèves pour les détruire. Voilà donc que la Chambre du commerce et de l'industrie se prend à donner des ordres aux enseignant-e-s du canton ! Et que nombre d'entre eux obéissent ! Aux élèves, le message a été donné - par certains enseignants - que le " syndicat n'avait pas le droit de distribuer ça ", ce qui laisse entendre que le syndicat fait des actes illicites. Cette démarche et cette attitude sont inacceptables dans un canton comme le nôtre où le partenariat social a toujours été vivace et traditionnellement au cœur de la vie des neuchâtelois. Cette idéologie patronale visant la main mise de la formation, voir même de l'éducation au sens général est inconcevable.

Nous avons interpelé la cheffe de département de l'éducation et de la famille, la conseillère d'Etat Monika Maire-Hefti, quant à la manière de faire du président de Capa'cité.

Ce quiz concours n'a rien de provocateur puisqu'il pose trois questions à savoir combien de métiers peuvent être appris par voie d'apprentissages, à quelles voies le CFC peut mener et pour quelles catégories de la population le syndicat défend-il les droits. Ce quiz permet d'encourager le choix des filières d'apprentissages en montrant la diversité du choix des métiers d'une part et les possibilités de poursuite de l'apprentissage vers des formations supérieures si c'est souhaité.

Le but de cette manifestation qui promeut la découverte des métiers est pleinement soutenu tant par Unia que par l'ensemble des syndicats de l'USCN. Mais Capa'cité est à l'heure actuelle en mains presque exclusives du monde patronal et de la droite musclée du canton, alors qu'elle peut se dérouler grâce aux soutiens logistique et financier de l'ensemble des acteurs de notre canton. Il n'est donc pas acceptable que les syndicats d'employés soient traités comme des pestiférés.

La liberté syndicale est un droit constitutionnel. L'ensembles des employés de notre canton, toutes branches confondues sont parties prenantes de notre société et ont le droit d'être respecté. Nous attendons donc du président de Capa'cité qu'il respecte l'ensemble des acteurs de la vie professionnelle.