Unia s’oppose aux coupes sombres voulues par la majorité de droite dans l’assurance-chômage

Le Seco va publier demain les chiffres du chômage de novembre. Selon les premières indications, le chômage va de nouveau atteindre des niveaux record. Dans le canton de Neuchâtel, on sait déjà que les chiffres explosent, plus de 10% dans certaines villes de l’arc jurassien. Unia Neuchâtel a organisé une soupe populaire pour protester les économies draconiennes que s’apprête à faire le Conseil national dans l’assurance-chômage. Unia va combattre par tous les moyens cette révision qui n’aide en rien les chômeurs et ne fait qu’aggraver leur situation.

Suite à l’annonce de chiffres alarmants pour le mois de novembre du conseiller d’Etat neuchâtelois en charge de l’emploi, Unia Neuchâtel a organisé à midi une soupe populaire à la Chaux-de-Fonds pour protester contre les mesures d’économie prévues sur le dos des chômeurs et chômeuses. Un cercueil symbolisait la mort de l’emploi dans la région.

 

Dans le canton de Neuchâtel: le taux de chômage a augmenté de 0,3% au mois de novembre pour atteindre s’élève à 6,8%, soit le double de l’année passée. Ce taux se situe à plus de 10% de chômeurs et entre 12 et 15% de demandeurs d’emplois dans les montagnes neuchâteloises.

 

Pas de cure d’amaigrissement de l’assurance-chômage

Face à ces chiffres alarmants, le syndicat appelle le Parlement fédéral à renoncer à ses projets de démantèlement irréalistes dans la révision de la loi sur l’assurance-chômage qui a repris ce matin. Les exigences concrètes d’Unia:

  • pas de coupes dans les prestations,
  • pas de discrimination des jeunes chômeurs
  • pas de réduction dans les mesures du marché du travail, au contraire, un renforcement des mesures de formation et de qualification pour les personnes au chômage.

Unia considère en plus qu’une révision n’est pas nécessaire puisque la loi en vigueur permet d’augmenter le taux de cotisation, si la dette de l’assurance-chômage dépasse 2,5% de la somme des salaires soumis à cotisation. Unia exige en outre que la cotisation de solidarité sur les hauts revenus soit tout de suite appliquée.

 

Si la révision, telle que la souhaitent les partis bourgeois, est acceptée, le nombre de chômeurs en fin de droit, dont énormément de jeunes, augmenterait massivement. Les coûts vont alors se reporter sur l’assistance sociale. Unia va combattre activement le démontage de l’assurance-chômage sur le dos des plus faibles, au besoin en lançant un référendum.

 

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Catherine Laubscher, secrétaire régionale