Le syndicat Unia obtient enfin un plan social correct pour les licenciés de Voumard machines

La persévérance du syndicat Unia et de la commission du personnel Voumard ont fini par porter leurs fruits. Après de longues discussions, les négociations en vue d’un plan social correct pour les licenciés de ce fleuron de l’industrie des machines du canton de Neuchâtel ont abouti. Une enveloppe de 2,2 millions de francs a été mise à disposition. Les indemnités de départ s’étendent entre Fr. 5400.- et Fr. 70'000.-, en fonction de l’âge et de l’ancienneté.

Il aura fallu beaucoup de persévérance pour obtenir de la Direction Voumard un plan social correct suite à la fermeture totale et brutale, le 13 août de cette année, de l’usine Voumard machines à Hauterive. Le syndicat Unia, quasiment toutes les fractions politiques du canton et bien sûr les salarié-e-s eux-mêmes ont à réitérées reprises fait pression, pour exiger que l’entreprise prenne ses responsabilités sociales et négocie un plan social.

Le Gouvernement neuchâtelois a même proposé  ses « bons offices » pour amener l’entreprise Voumard à entrer en discussions concrètes pour un plan social. Après un démarrage difficile, M. Celli - le propriétaire américain de l’entreprise qui n’était  au départ pas enclin à chercher activement à négocier des mesures d’accompagnement, les discussions ont finalement pu être menées dans un esprit très constructif, grâce notamment aux mandataires nommés par la Direction Voumard pour mener à bien ces négociations avec le syndicat Unia et la commission du personnel.

 

Le plan social peut être qualifié de correct vu les circonstances. Comme toutes les machines ont été enlevées de l’usine dans les 48h heures après l’annonce de fermeture, la majorité des salarié-e-s craignaient avec raison que l’entreprise soit transférée en Allemagne, sans qu’aucun plan social  ne soit accordé. Cette triste page de l’histoire économique neuchâteloise montre une fois encore la fragilité du système législatif suisse qui contrairement à l’immense majorité des autres pays européens ne prévoient pour l’heure aucune obligation légale de négocier des plans sociaux. Heureusement une solution a finalement pu être trouvée dans le cas Voumard. 

 

Avec le vote unanime de hier soir, les 70 licenciés Voumard présents à l’assemblée du personnel convoquée par la Commission du personnel et le syndicat Unia ont définitivement donné leur accord pour la signature de ce plan social. Le syndicat Unia et la Commission du personnel sont satisfaits de cette issue.  

 

 

Plus d’Informations:

 

Catherine Laubscher, secrétaire régionale Unia 079 679 36 25