Personnel licencié de l’OFS : suite à l’intervention d’Unia, les nettoyeuses vont garder leur emploi.

Le 15 décembre 2010, le syndicat Unia manifestait devant le siège de l’Office fédéral de la statistique à Neuchâtel pour dénoncer le licenciement de l’intégralité du personnel de nettoyage, soit 35 personnes, sans qu’aucune solution alternative n’ait été envisagée. Cette situation socialement catastrophique résultait d’un conflit entre sous-traitants qui a aboutit à la résiliation du contrat de nettoyage et au licenciement de l’ensemble du personnel. Aujourd’hui, Unia est en mesure d’annoncer que l’ensemble des personnes licenciées qui ont fait la demande de continuer les rapports de travail, soit 26 personnes, ont été réengagées par la société Vebego Services.

Les contrats ont été conclus pour une durée indéterminée et à des conditions sociales équivalentes. Vebego Services avait repris le contrat de nettoyage à l’OFS suite à la mise à l’écart de son concurrent Honegger Nettoyages. Ce dernier avait perdu le contrat suite à un appel d’offres lancé par le sous-traitant principal qui s’occupe de la gestion technique de l’immeuble, la société Cofely SA de la multinationale GDF-Suez.

Pour Unia région Neuchâtel, il ne fait aucun doute que la dénonciation publique de la chaîne de sous-traitance et des répercussions sociales de ce licenciement collectif a joué en faveur du personnel licencié. En effet, le lendemain de la manifestation l’OFS - qui jusque là avait refusé de rencontrer le syndicat - a pris contact avec Unia pour discuter de la situation. Durant cette entrevue, les responsables de l’OFS ont déclaré qu’ils feraient leur possible pour contribuer à trouver une solution pour les personnes licenciées. Aujourd’hui c’est chose faite puisque 26 personnes ont été réengagées, les autres ayant trouvé du travail ailleurs.

Nous relevons aussi que la solidarité du personnel de l’OFS envers le personnel de nettoyage licencié a été très positive et appréciée. Nous remercions aussi la centaine de personnes qui ont signé la pétition de soutien en ligne.

 

Pour terminer, nous relevons que la politique de sous-traitance et d’adjudications à la baisse de la maintenance des immeubles de la Confédération mène à une impasse sociale. En bout de course, la pression se retrouve toujours répercutée sur le personnel qui fait les frais d’un libéralisme forcené. Nous rappelons qu’à l’OFS, les salaires des nettoyeuses s’élèvent en 2011 à Fr. 16.80 de l’heure, contre Fr. 25.- en moyenne pour les nettoyeurs engagés directement par la Confédération. Cette situation illustre à quel point notre initiative pour un salaire minimum est justifiée.

Pour la signer, rendez-vous sur www.4000fr.ch

 

 

Plus d’informations:  Fabien Vuillème, responsable du secteur de la construction