Le syndicat Unia prend acte de la colère des salarié-e-s Energiser s’agissant de la fiscalisation des plans sociaux

Ce sont une septantaine des futurs licenciés de l’entreprise Energiser qui ont participé dans une ambiance évidemment émotionnelle au vu des circonstances - à la séance d’information organisée par le syndicat Unia. Cette assemblée a eu lieu à la Maison du Peuple de La Chaux-de-Fonds, mise à disposition gratuitement par les autorités communales. Unia a exprimé sa volonté de représenter les intérêts des salarié-e-s touchés par ce plus gros licenciement collectif de ces trente dernières années dans le canton pour autant que le syndicat soit clairement mandaté par les salarié-e-s.

Or, les salarié-e-s d’Energizer ont souhaité qu’ Unia s’engage très activement dans le processus de consultation et de négociation du plan social,  sans adhérer à l’organisation et aux valeurs prônées par Unia.

 

Les salariés d’Energizer auraient souhaité utiliser Unia comme simple  « consultant » dans la période de négociation, proposant même une rémunération à l’organisation syndicale via l’entreprise. En aucun cas Unia ne peut accepter un tel mandat de « consulting », car ce n’est pas son rôle.

 

En revanche, Unia défendra bien entendu pleinement les intérêts de ses membres, en les accompagnant activement tout au long de cette difficile période et de ce difficile processus.

 

Les salarié-e-s Energiser ont par ailleurs vivement dénoncé le fait  de devoir payer des montants colossaux en termes d’impôts sur les montants du plan social qui semble par ailleurs conséquent-au vu de l’avant-projet qui a été présenté. Ils lancent aux autorités cantonales un appel pressant pour une imposition plus légère et donc socialement plus acceptable des montants touchés dans le cadre de plans sociaux.

 

 

Renseignements complémentaires:

Catherine Laubscher, secrétaire régionale Unia Neuchâtel

Pascal Crespin, responsable industrie